Nos deux petits bonhommes
Deux petits asticots, bien présents dans ce voyage, qui méritent leur petit article.
Par Jon & Aline
On écrit beaucoup ici sur nos rencontres et nos inspirations, mais il y a deux petits bonhommes, bien présents dans ce voyage, qui méritent grandement leur petit article. Et puis surtout, une envie d’écrire sur mes 2 asticots, mettre des mots sur ce que nous vivons avec eux.
Vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Cela pourrait presque être comparé à une nouvelle rencontre. Bien sûr, comme tout parent, nous aimons depuis toujours passer du temps avec eux. Dans notre vie habituelle, c’est d’ailleurs une petite course contre la montre dans le rythme effréné des journées : trouver un moment de qualité qui pourrait se glisser entre le repas et la mise au lit, ou après le petit dej’ avant d’enfiler son cartable si quelques minutes supplémentaires nous le permettent. Mais ici tout est différent. Nous sommes 24h/24, 7j/7 avec eux, dans tous les moments du quotidien puisque nous vivons dans les 3 mêmes mètres carrés à quatre depuis bientôt 3 mois.
Alors, bien sûr, il y a des moments où c’est un peu moins fluide, où les engrenages bien huilés de notre organisation coincent un peu, où il semble que tout leur bon sens soit sorti par la fenêtre quand ils enchaînent les bêtises.
Les redécouvrir
Mais c’est surtout une merveilleuse occasion de les découvrir sous un autre angle, dans ce qu’ils sont de plus brut, de plus pur. Et quelle merveille d’observer leur complicité, leur créativité sans limite, leur façon de régler leurs différends car aucune fuite n’est possible. Les voir jouer à tout avec rien ensemble, s’encourager dans les apprentissages, scolaires ou diabolo par exemple … Les voir fiers de se charger seuls de la vaisselle, ou d’un achat quelconque.
Le droit à l’insouciance
Quelle merveille de les voir curieux, intéressés par ce que nous vivons ou alors même complètement détachés du quotidien. Ils ont encore ce droit à l’insouciance de l’enfance, ce droit qui leur permet de ne se poser aucune question sur l’endroit où nous allons, ce que nous allons manger ou comment nous allons régler ce pépin mécanique par exemple. C’est cette insouciance qui nous aide parfois à relativiser, et à nous recentrer sur l’essentiel. Ces deux-là ne s’encombrent pas de nostalgie ou d’anticipation, ils sont juste à 100% dans le moment qu’ils vivent, et c’est un magnifique rappel à l’ordre pour nos 2 cerveaux d’adultes bien trop engourdis.
Si proches, si différents
Ce voyage est aussi l’occasion de voir à quel point ils sont différents, bien qu’ultra complices et amis.
Le rêveur
D’un côté le rêveur, l’étourdi, l’observateur, la lumière de la famille tant il rayonne. Il rayonne par son sourire, mais aussi par ses yeux qui pétillent devant tout ce que ce monde a à lui offrir. Il a une façon inouïe de survoler la vie et les événements, il est notre imperturbable,… jusqu’au point de non-retour, car derrière toute cette souplesse se cache un grand sensible, qui a lui aussi besoin de douceur. C’est aussi celui qui aime connaître tous les “plus grands trucs du monde entier”, celui qui mémorise tout (hyper pratique pour nous), celui qui aime apprendre et qui enchaîne les romans 2x plus vite que ses parents, et donc celui pour qui nous devons planquer les livres au risque qu’il ne passe la nuit à lire. C’est notre éternel enthousiaste qui nous rend la vie si belle et joyeuse.
Le tout doux
Et puis à ses côtés, il y a le tout doux, le moelleux, le tendre, celui qui distribue des câlins à ses parents mais aussi à son frère en répétant à quel point on est beau, quitte à le crier et le clamer en pleine foule ! Il est aussi cette petite main qui voudrait se glisser partout pour aider, apprendre, faire comme les grands, notre petit “mêle-tout” qui a l’oreille bien affûtée. Et contre toute attente, c’est le fonceur, le téméraire et le courageux. Celui qui, mine de rien, franchit des échelons, apprend tout seul, surprend. Et toute cette douceur cache là aussi une grande sensibilité, un petit cœur d’éponge qui aimerait soigner tous les maux du monde. Alors c’est celui qui a besoin d’être accompagné, un peu protégé parfois pour ne pas abîmer son cœur de beurre si doux. Il a un monde à conquérir devant lui, et croyez-moi, il arrive !
Nos ouistitis
Ceux qui connaissent un peu nos enfants ne pourront pas se tromper sur ce qui décrit Colin et Léon. ;) C’est bon de mettre des mots sur ce qu’ils sont pour nous, même si ces quelques lignes sont à elles seules bien trop réductrices.
C’est donc par leur présence, mais aussi par les mini-leçons qu’ils nous donnent sans le vouloir, qu’ils sont notre plus belle aventure, notre plus beau voyage.
On vous aime, nos ouistitis.
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